Alvis GTS (1966)

Alvis GTS

Dernière mise à jour : 19 octobre 2025

Ce coupé deux-portes, dessiné par David Bache, devait incarner le renouveau d’Alvis…

Alvis GTS

Au milieu des années 60, les jours de Rover comme société indépendante sont comptés (Leyland rachètera Rover en 1967 avant que ne soit acté le rassemblement de BMC et de Leyland en 1968 sous le nom de British Leyland). Mais la société est alors en plein renouveau stylistique depuis quelques années, sous l’impulsion de David Bache, dont la P6, lancée en 63, est unanimement saluée.

Ayant racheté le constructeur Alvis en 1965, essentiellement pour ses activités de véhicules militaires et pour compléter son offre aux côtés du Land Rover, Rover cherche néanmoins à diversifier ses gammes et à renouveler les modèles Alvis. Ainsi, en prévision du remplacement de l’Alvis TF, Rover lance plusieurs approches pour la création d’un nouveau coupé deux-portes. Le bureau de style Zagato est ainsi chargé de créer une étude de style (en sortira la TCZ), mais le résultat ne convainc pas Rover, et le bureau d’études internes, dirigé par David Bache, développa alors sa propre vision du sujet.

Alvis GTS

Alors que le projet est dans les mains de David Bache et de son équipe de design, sans aucune implication des équipes d’ingénierie de Rover, Bache confie la construction d’un prototype roulant au carrossier Harold Radford, à Londres, qui part d’une base de P6 2000S (version alors en développement d’une P6 2000 plus sportive, qui sera abandonnée). Des badges Alvis GTS et 3500 sont alors positionnés sur la malle arrière, confirmant la volonté du designer de la voir motorisée par le nouveau moteur Rover V8 alors en finalisation. Le dessin de David Bache est sans doute moins audacieux mais aussi plus harmonieux que celui de la TCZ. Baptisé « Gladys » en interne, ce projet n’ira finalement pas jusqu’au bout de son développement…lors du rachat de Rover par Leyland, il est alors mis un terme à ce projet, comme à tout autre projet Alvis qui n’est alors pas une priorité de Leyland.

Conservé par David Bache, il l’utilisa pendant des années comme voiture personnelle, avant qu’il ne soit remis au musée de Gaydon par la famille Bache. Il y est aujourd’hui préservé, comme le montre les photos ci-dessous prises en juin 2016.