Rover 213/216 (1984-1989)

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En 1984 apparait la première Rover fruit de la collaboration avec le Japonais Honda.

Il ne s’agit pourtant pas de la première voiture commercialisée par British Leyland issue du partenariat avec Honda, puisque c’est la Triumph Acclaim, sortie en 1981, qui eut ce privilège.

La Triumph Acclaim était une Honda Ballade rebadgée, n’utilisant aucun composant britannique si ce n’est la calandre. Bien que satisfait de cette première collaboration, les dirigeants de Austin-Rover Group, ex-British Leyland, voulaient aller plus loin dans le processus de « Roverisation » des voitures japonaises servant de base à leurs propres modèles. De plus, les ventes décevantes de la Triumph Acclaim incitèrent le groupe à éliminer la marque Triumph (l’Acclaim sera la dernière voiture produite sous cette marque) et à faire de Rover un constructeur plus généraliste, tout en maintenant un niveau de standing de ces voitures supérieur à celui des Austin. C’est sous ces hospices que fut rapidement mis en chantier la Rover 213/216, sous le nom de code SD3.

La 213 sortit en 1984 et eut la nouvelle Honda Ballade comme base. Toutefois les équipes Rover eurent davantage d’implication dans la conception de cette base, notamment au niveau des suspensions. La 213 utilisait une mécanique d’origine japonaise, issue de la Honda Civic (1.3L, 12 soupapes, puissance de 70 chevaux). La 216 sortie un an plus tard, utilisait un moteur britannique, le Series S dans une cylindrée de 1.6L, dans deux versions différentes : à carburateur (puissance de 82 chevaux) ou à injection EFi (puissance de 102 chevaux). Transmission manuelle à 5 rapports pour les deux modèles, ou boîte automatique (à 3 rapports pour la 213, à 4 rapports pour la 216).

Il est à noter qu’en vertu de l’accord entre Rover et Honda, la Honda Ballade fut également la première voiture de la marque à être assemblée sur le territoire britannique, pour le marché européen.

Les finitions, S, SE, Vanden Plas et Vitesse, reprenaient pour ces deux dernières la terminologie de l’époque chez Rover, notamment sur la SD1.

Le positionnement des Rover 213/216 était plus haut de gamme que celui des concurrentes Austin (Maestro et Montego), et la Vanden Plas en particulier reprenait les canons habituels de Rover (cuir et bois). Les ventes furent assez soutenues en particulier sur le territoire britannique, mais cachent en réalité l’effacement progressif des Austin Maestro et Montego.

La première génération de Rover 200 fut la première brique du groupe dans l’affirmation de Rover comme une marque généraliste, et son relatif succès incita le groupe à poursuivre cette démarche.

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